Après avoir parcouru les paysages les plus inhospitaliers de Namibie en partant des déserts les plus arides (épisode 12) aux côtes les plus balayées par les déferlantes (épisode 13), il est temps d’explorer la partie la plus accueillante en continuant notre progression vers le nord pour déboucher sur l’oasis d’Etosha, réputé comme un des plus beau havre animalier.
Mercredi 14 août : La blancheur d’Etosha
Suite à une matinée de route, nous voici arrivés à plus de 1000 km au nord de la frontière sud-africaine pour découvrir un parc dont la réputation égale le Kruger : Etosha.
Après un rapide encas, nous partons explorer ce parc national protégé depuis plus d’un siècle puisque une réserve de chasse y a été instaurée dès 1907 par les colonisateurs allemands. Le décor est surprenant car le sol est souvent recouvert d’une couche de minerai/poussière ? blanche. Cela facilite l’observation animale car il est difficile pour eux de se camoufler, n’est-ce pas madame la girafe ?
Nous ne mettons donc pas longtemps à tomber sur les résidents du parc les plus nombreux à savoir les antilopes de toutes espèces : impala, springboks, oryx.
En nous enfonçant davantage dans le parc, nous trouvons des écosystèmes différents avec des mopanis qui ont conservés leurs feuilles et masquent difficilement une famille d’éléphants.
La grande sécheresse qui sévit actuellement en Namibie accentue la facilité des observations car les animaux se concentrent plus nombreux encore que d’habitude autour des points d’eaux pour s’abreuver. Finalement, les plus adaptés à cet environnement semblent être les zèbres dont les rayures noires et blanches sont la meilleure tenue de camouflage des environs pour se dissimuler aux prédateurs du parc : lion et léopard en premier lieu.
Justement quand on parle du loup on en voit la queue qui dépasse tout juste d’un aérodrome après avoir chassé un springbok.

Réfugiés à l’ombre pour digérer tranquillement leur repas, le reste de la carcasse est nettoyé par les fossoyeurs de la savane qui font un festin du reste de la dépouille.
La suite du parcours est encore plus dépouillée avec d’immenses landes qui offrent un sol de petites broussailles à perte de vue où s’égayent de petits animaux.
Nous rejoignons ainsi le pan (lac asséché) de sel géant qui a donné son nom au parc. Ainsi sur cette grande étendue blanche (=Etosha en langue indigène) se détache le corps des plus gros mammifères.
Les lions font une nouvelle fois la sieste à côté du plan d’eau ce qui cause bien des frayeurs aux herbivores qui souhaitent s’abreuver.
Lorsque nous trouvons un arbre c’est l’occasion assurée d’y trouver des occupants : que ce soit des chouettes ou des léopards. L’un comme l’autre savent très bien se dissimuler.

Nous faisons une halte dans l’un des trois camps du parc, organisé comme au Kruger, et profitons du temps disponible pour grimper la tour d’observation qui donne une vue sur les alentours.
Sur la voie du retour nous tombons sur de nouveaux éléphants peu inquiets de nous trouver, en dehors du plus jeune qui court se réfugier dans les jupes de sa maman.
Finalement, nous plantons notre tente dans une ferme privée limitrophe du parc qui permet de voir le business que représentent les animaux sauvages dans cette partie du monde. En effet, les animaux qui rencontrent le plus de succès comme les guépards ou les rhinocéros sont élevés pour être revendus à certains parcs en manque d’animaux ou tout simplement offrir des visites privées à des touristes voulant être sûr de photographier les animaux emblématiques de l’Afrique lors de mini-safaris dans de larges enclos. Cela fait au moins le bonheur des lapins qui semblent soulagés que certains animaux soient entre quatre grilles.
Jeudi 15 août : La faune d’Etosha
Sous l’œil aiguisé d’un aigle africain, nous commençons notre patrouille matinale par la découverte d’un rhinocéros noir, le premier que nous voyons à l’état sauvage. Plus léger d’une tonne que son cousin blanc dont il partage la couleur… grise. Il s’en démarque par son caractère irascible, sa tête plus fine et son régime alimentaire constitué de branches quand son voisin ne mange que de l’herbe.
Nous poursuivons notre route accompagnée d’un chacal au pas feutré pour tomber nez à nez avec une fratrie de lionnes en état de s’interroger sur le contenu de leur petit déjeuner.
Après quelques portraits solitaires, nous tombons sur un ratel qui se démène pour attraper son petit déjeuner enfouis sous terre. Cet animal qui ne paie pas de mine ne s’en laisse pas compter y compris par les plus gros félins puisque les lions ne se risquent pas à le chasser du fait de son fort caractère et ses griffes puissantes utilisées pour déterrer ses proies.
Ainsi après une bataille homérique, notre héros peut savourer son écureuil.
Nous faisons ensuite halte à un des points d’eau qui ont fait la renommée d’Etosha et pour cause.


Autour de l’abreuvoir pas plus grand qu’une mare, se presse une foule bigarrée d’oryx, de springbok mais aussi de perdrix, d’autruches et bientôt d’éléphants. La sécheresse est si intense cette année que les autorités du parc ont dû déplacer certains animaux dans d’autres réserves du pays et même étaient contraint de vendre certains spécimens pour assurer leur survie.
En attendant, tout le monde cherche se place pour étancher sa soif quitte à mettre les deux pieds dans le plat puis passe son tour dans une joyeuse sarabande même si, ne vous y trompez pas, en permanence certains individus font le guet.
Soudain une bonne partie de la troupe détale car si aucun lion n’est aperçu dans les parages, une famille d’éléphants arrive. D’autant qu’ils prennent un malin plaisir de montrer qui est le plus fort en chassant les autruches puis les antilopes de leur trompe.
C’est bien plus romantique de se désaltérer à deux en tête à tête sans la populace.
C’est donc prudemment que les autruches reviennent au bord du point d’eau en gardant un œil sur le couple de pachydermes peu prêteur.
Un peu plus loin nous sommes contraints de stopper le véhicule car zèbres, gnou, oryx et dik-dik se sont donnés le mot pour nous couper la route. Ces ongulés sont en permanence sur les pistes pour se rendre d’un point d’eau à un autre en se nourrissant des pâturages sur leur route.
Une halte dans le camp d’Okokuejo qui accueille 1/3 des 200 000 touristes annuels du parc nous permet de reprendre des forces avant d’aller observer un léopard en pleine digestion dans un arbre.
La suite de notre périple nous offre à voir un rare bubale parmi une galerie de portrait de la faune sauvage africaine emblématique.
Les zèbres sont tout particulièrement photogéniques.
Cependant les scènes les plus impressionnantes ont lieu quand un petit groupe d’éléphants remonte d’un plan de boue pour s’asperger de poussières sous nos yeux afin de se protéger des parasites.
Un vrai documentaire animalier en direct… qui nous fait ressentir la puissance et la majesté de ces animaux à la fois si proches de nous et si distant par leur comportement.
Ils nous raccompagnent jusqu’à notre camp avec une poignée de springboks sautillant.
La soirée nous offre le plus beau coucher de soleil de tous nos voyages en gravant dans nos rétines toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Vendredi 16 août : La luxuriante bande de Caprivi, curiosité de l’histoire
Nous partons au lever du soleil pour profiter d’un dernier safari au cœur d’Etosha. La virée s’avère réussie puisque aux habituels zèbres nous ajoutons des hyènes tachetées à notre tableau de chasseurs d’images.
Et les deux hyènes sont en plein festin. Elles se partagent non sans chamaillerie un énorme tibia de girafe sur lequel on voit encore les chairs attachés. La loi de la jungle euh… de la savane.
Laissons-les à leur repas et reprenons la route car aujourd’hui nous avons une longue traversée à réaliser puisque nous nous dirigeons en direction de la bande de Caprivi. Il s’agit d’une étroite bande de terre (30 km) qui s’étend sur plus de 450 km de long à l’est de la Namibie pour donner à cette ancienne colonie allemande un accès au fleuve Zambèze réclamé à corps et à cri il y a plus d’un siècle. De ce fait, essentiellement désertique et semi-désertique, la Namibie recèle d’une région luxuriante car baignée par de grands fleuves.

Toutefois sur la piste ce qui nous frappe c’est l’extrême pauvreté des régions traversées. Les troupeaux de bovins semblent être l’unique richesse des habitants qui vivent dans des huttes en bois et ne possèdent en tout et pour tout que quelques ustensiles métalliques.
On y croise tout de même des voitures assez récentes montrant toute la violence des contrastes de l’Afrique australe entre ceux qui vivent dans le dénuement avec presque rien et une petite minorité qui jouit d’un mode de vie occidental sous les tropiques.
Wouahhhhh
Magnifique
Un safari en live …
Le top
Même à Bercheres je n’arrive pas à photographier un lapin…
Il refusent 😜😜😜
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Francky!
Si tu n’arrives pas à prendre les lapins de Berchéres en photo, peut-être arrives-tu à mettre à ton tableau de chasse les petits🐰🐰🐰!!!
Encore une bien belle brochette d’animaux sauvages🦒🦓🐘🐿️🐆🐕🕷️🦂🐾 à découvrir sur votre périple de l’oasis d’Estosha.
Waaaouh le coucher de soleil 🌞 pas mot pour le décrire !!!🔥
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