Etape 4 : Odyssée dans la baie de Split

Nous voila parvenus au centre de la côte adriatique, dans la magnifique baie de Split qui concentre des merveilles historiques et géographiques dans un univers maritime.

Jeudi 15 juillet : Plongée dans l’Antiquité romaine à Split

Visiter la plus grande ville de Dalmatie se mérite, il faut franchir les embouteillages de l’agglomération et encore trouver une place pour se stationner dans un dédale infernal. Toutefois, dès le cœur de ville atteint toutes les contrariétés du centre urbain moderne s’envolent devant le dépaysement total des multiples monuments révélés derrière l’imposante muraille.

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Nous voila parvenus au centre de la côte adriatique, dans la magnifique baie de Split qui concentre des merveilles historiques et géographiques dans un univers maritime.

Jeudi 15 juillet : Plongée dans l’Antiquité romaine à Split

Visiter la plus grande ville de Dalmatie se mérite, il faut franchir les embouteillages de l’agglomération et encore trouver une place pour se stationner dans un dédale infernal. Toutefois, dès le cœur de ville atteint toutes les contrariétés du centre urbain moderne s’envolent devant le dépaysement total des multiples monuments révélés derrière l’imposante muraille.

Nous sommes ainsi plongés dans les temps anciens : d’abord moderne et médiéval puis en se dirigeant vers les 38 000 m2 du palais de Dioclétien à l’époque antique.

Cette résidence gigantesque voulue par l’empereur Romain fut édifiée en dix ans à partir de 295. En effet, Dioclétien comme d’autres césars avant lui était originaire de Dalmatie et il souhaita passer sa retraite sur ses terres d’origine. Il est ainsi le seul empereur Romain à avoir décidé de prendre une retraite bien méritée à l’âge de 60 ans pour se retirer dans son palais !

Et quel palais ! Long de 151 m et large de 157 m, il accueillit à la chute de l’empire un quartier entier de 3000 habitants. Des rues qui témoignent encore aujourd’hui de ce très riche et multiculturel passé dont le musée nous donne un premier aperçu.

Le comble pour Dioclétien qui persécuta les Chrétiens dans l’empire est que son mausolée fut recouvert par la cathédrale de la ville à l’époque byzantine. Elle accueille d’ailleurs les reliques des deux plus grands martyrs de l’empereur. Cette superposition des périodes historiques au même lieu donne de l’ouvrage aux archéologues qui poursuivent leurs recherches sous nos yeux.

Nous poursuivons notre remontée dans le temps avec celle du campanile qui nous offre une vision panoramique sur les toits de la ville.

Les plus belles sont les vues en plongée sur la rade de Split.

Nous retournons dans le péristyle, une cour entourée d’arches grecque (les premiers fondateurs de la ville), qui fait le lien entre ces différents bâtiments tout en rajoutant encore sa touche originale en accueillant un des douze sphinx égyptien de l’époque de Toutmosis III retrouvé dans le palais.

Nous continuons d’explorer les arcanes antiques de Split en parcourant les fondations du palais puis le temple de Jupiter qui renferme une statue contemporaine assez effrayante. Comme pour le palais, les Chrétiens ont pris leur revanche en le transformant en baptistère.

Nous nous éloignons maintenant du cœur du palais à travers un lacis de ruelles médiévales plus qu’étroites qui sont installées à l’intérieur même de l’enceinte. En effet, ces imposantes murailles, ont offerte une protection bienvenue lors des invasions barbares à la fin de l’empire romain contre les Avars et bientôt les Croates à l’époque byzantine.

Tous ces voyages dans le temps nous donnent faim et nous profitons de ce cadre pittoresque pour reprendre des forces !

Pour digérer nous rejoignons la promenade du bord de mer, très joliment fleurie mais chaudement ensoleillée, ce qui nous pousse à ne pas faire la sieste malgré le splendide décor. Nous préférons donc quelques clichés pour immortaliser les lieux.

Avec ce parcours de quelques centaines de mètres nous avons effectué une avancée d’autant de centaines d’années dans le temps puisque nous retrouvons un beau palais autrichien.

C’est donc les yeux et le ventre bien plein que nous entamons l’ascension de la colline Marjane qui accueille un bel espace naturel sur la presqu’île qui enserre la baie de Split. La pizza se fait sentir et le bleu intense de la mer alimente notre soif que nous ne parvenons pas à étancher.

Parvenus au sommet, nous faisons halte à l’ombre d’une croix géante pour profiter du magnifique belvédère. C’est la sirène des pompiers qui nous appelle à redescendre, un feu vient de se déclarer dans le parc : heureusement peu important car le camion arrivé à l’entrée du parc perdait toute son eau à cause d’une fuite.

Nous prenons également la fuite après avoir réservés notre escapade pour le lendemain.

Vendredi 16 juillet : Prendre la mer jusqu’à Hvar

   A l’aube nous rejoignons le port de Split pour embarquer sur un catamaran géant, direction l’île de Hvar qui avec celle de Brac protègent la baie du large. Après une heure du navigation sans encombre nous débarquons sur les quais de Hvar city, surnommé le Saint Tropez local par l’attrait de la jet set pour ce petit port.

Le soleil n’est pas encore tout à fait lever comme souvent en début de matinée mais nous longeons les quais pour découvrir le charme de la petit cité qui s’étale le long du littoral. En effet Hvar city est partiellement bloqué par le relief de collines de l’île qui laisse une étroite bande de terre sur le rivage.

De ce fait, les services portuaires, les boutiques et les grands hôtels se succèdent sur un front de mer étendu face auquel on trouve amarré une pleiade de voiliers et yach plus ou moins grands ou disons pour certains carrément luxueux.

Nous gagnons les hauteurs de l’arrière pays pour rejoindre le fort espagnol qui surplombe la ville et ainsi observer d’une vue d’ensemble du village de charme.

La petite ascension dans le parc de la forteresse nous fait cheminer au milieu des cactus aux aiguilles acérées. Faisaient-elles partie du système défensif à côté des murailles impressionnantes ?

Finalement, la chic cité balnéaire se révèle sous nos yeux au détail près que les plages en sont absentes. Ainsi comme souvent en Croatie, les plages ne sont que des criques de galets qui plongent plus ou moins abruptement dans la mer Méditerranée.

Cette courte mais intense montée nous donne envie d’aller en découvrir une pour se rafraichir. Nous partons donc en quête de cette oasis en suivant le littoral d’abord le long de la route côtière puis sur le chemin des douaniers caillouteux. Si quelques îles vierges ou presque nous font face, nous arrivons bientôt sur une magnifique plage aux eaux turquoise translucides.

Trop de monde pour nous alors nous poursuivons notre escapades sur un sentier de plus en plus perdus jusqu’à rejoindre après deux kilomètres deux minuscules criques. Avec les eaux magnifiques et des coins à l’ombre le lieu serait idéal si les galets n’étaient si biscornus pour s’y allonger confortablement.

Cela ne m’empêche pas de plonger…au pays des rêves avant d’expérimenter ces eaux paradisiaques. Si l’eau est très belle, les fonds marins n’ont rien de particuliers à nous offrir à part quelques oursins et de petits poissons grisâtres jouant à cache-cache.

Si l’expérience visuelle est exceptionnelle, la plage l’est un peu moins du fait des galets. Après trois heures à faire la crêpe nous nous en retournons avec la mer d’un bleu azur en toile de fond. Superbe.

Nous retrouvons le petit port de Hvar qui sous le grand soleil s’illumine davantage qu’en matinée. Nous observons avec fascination que le vent s’est levé pour soulever de grosses vagues avant de s’inquiéter un peu pour la traversée retour.

En attendant l’heure du ferry, nous musardons sur les quais à l’ombre des palmiers et des échoppes touristiques. Paradoxalement, la cité est bien plus calme que le matin et l’atmosphère est très estivale/surannée.

Finalement, l’heure d’embarquer arrive et l’appréhension monte car les vagues soulève le bateau entre deux creux de plus de deux mètres. Rien que la montée à bord est sportive, on passera sur la traversée où Julie a été légèrement, un peu, beaucoup, passionnément malade.

C’est donc rincés mais enchantés que nous revenons de cette découverte de Hvar.

Samedi 17 juillet : Parcourir la rivière Cetina et la riviera de Makarska

        Ce matin rendez-vous est pris avec les eaux vives sur une petite embarcation : mais heureusement pour Julie, plus question de tanguer car il s’agit de suivre le fleuve tranquille de la Cetina pour profiter d’un cadre naturel époustouflant.

Nous grimpons avec enthousiasme dans notre canoë au milieu de gorges impressionnantes qui accueillent des aigles royaux à leurs sommets sans qu’ils daignent venir nous saluer.

Nous suivons tranquillement le fil de l’eau en avançant presque en caressant la Cetina avec nos pagaies tant le décor est paisible.

Canards, poules d’eau, libellules et autres volatiles nous accompagnent en tout sens avant de se camoufler dans les roseaux lorsque nous approchons d’un peu trop près. Seule une mère poule (d’eau) se fait vindicative et vient à notre rencontre pour protéger ses petits. Le serpent d’eau surpris à bronzer sur une branche au ras de l’eau, ne demande pas son reste et semble glisser pour filer lorsque nous venons troubler sa sieste.

Finalement au détour de la rivière,  encaissée entre deux puissants massifs, ce sont des hommes suspendus dans le vide qui nous surprennent le plus en se projetant via une longue tyrolienne au-dessus de nos têtes.

La ballade des plus reposantes se fait sportive lorsqu’à l’approche de l’embouchure le vent s’engouffre dans le couloir de roche et vient créer des remous. Entre le courant de la Cetina et les puissants vents du large, la rivière ne sait plus vers qui se tourner en formant de mini-tourbillons et nous forcent à faire chauffer les bras.

Le parcours redevient plus facile en arrivant dans le port d’Omis, à condition de slalomer entre les nombreuses embarcations mais cela se corse à nouveau lorsque nous gagnons la pleine mer pour rejoindre un site de snorkeling. Non sans mal nous y parvenons mais le vent s’est trop levé pour que la découverte du fond marin soit possible sans risque.

C’est donc à la plage toute proche que nous terminons notre excursion !

Après avoir repris des forces, nous prenons la route du littoral pour admirer la riviera de Makarska qui offre une multitude de petites criques de toute « bleuté ». Magnifique.

Il ne reste plus qu’à en choisir une pour bien terminer la journée en se jetant une nouvelle fois à l’eau.

Nous voici arrivés au bout de la région de Split où nous avons pu découvrir la beauté de ses  eaux dans tous leurs états, un peu à notre image.

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