Notre dernière escale au Costa-Rica doit nous emporter dans la région la plus reculée du pays mais aussi la plus préservée puisqu’elle accueille une des dernières forêts primaires au monde. Alors envie de baie isolée ? de communauté familiale ? et de monde sauvage préservé ? rejoignez la lointaine Bahia Drake une des portes d’entrée au sein du parc du Corcovado : territoire du tapir et du jaguar.
Mercredi 20 février : Bahia Drake, porte d’entrée de la vie sauvage
Le réveil fut plus que brutal à 4h30, autant par l’horaire matinale que la difficulté à s’endormir dans notre cage même pas dorée. Enfin après un changement à Palmar Norte nous arrivons à 9h à Sierpe d’où nous allons pouvoir rallier Bahia Drake en bateau par la côte Pacifique. En effet notre destination n’a pas d’accès par voie terrestre puisque ce petit port est coincé entre l’océan et la forêt la plus dense du pays : le Corcovado qui recouvre la majeure partie de la péninsule d’Osa au sud-ouest du pays, à la frontière avec le Nicaragua.

Après deux heures d’attentes et une fin de nuit pour Julie, nous embarquons sur un bateau à moteur sans laisser traîner nos mains dans l’eau. Nous traversons les méandres du fleuve pour rejoindre le pacifique et découvrir une magnifique forêt de palétuvier les pieds dans l’eau et la tête au soleil.
Une demi-heure après nous découvrons de belles plages de sable blanc où nous débarquons, sans savoir pourquoi ni comment ils survivent, une famille de passagers au milieu de l’une d’entre elles sans qu’il y ait le moindre indice d’une âme qui vive dans les environs.
Une demi-heure de plus à longer le littoral au milieu des vagues et nous sommes à Bahia Drake, une bien jolie baie surplombée par des hauteurs abruptes et entourée d’une magnifique côte rocheuse qu’il nous tarde d’explorer.
A peine le pied posé à terre que la faune et la flore sont autour de nous : palmiers, crabes, singes, oiseaux de toutes les couleurs nous attendent.
Après avoir déposés nos affaires, nous partons donc explorer les environs en suivant le chemin des douaniers rejoint par une haie de roses. Nous découvrons une succession de criques envahis par les lézards de toutes tailles et de toutes sortes. Nous assistons même à un combat de mini-dragon pour le contrôle d’une place au soleil.
Plus loin, c’est l’aire des capucins qui cueillent les fruits tropicaux et menacent de nous assommer avec les noix des plus hauts cocotiers.
En effet, la nature est aussi prodigue que colorée dans les environs. Difficile de se rendre compte de la taille de certaines plantes géantes tels ces bambous ou ces palmiers qui culminent à plus de 30 m de hauteur.
Nous traversons ensuite des eaux turquoises sur un pont suspendus sous les cris détonnant de singes hurleurs malheureusement plus bruyants que visibles.
Le paysage change brusquement lorsque les belles plages laissent la place aux criques de pierres survolées par des escadres de pélicans.
Nous continuons notre expédition à l’abri des arbres mais toujours le long d’une côte splendide qui dévoile sans cesse de nouvelles beautés.
La plus enthousiasmante est ce ara macau à deux mètres au-dessus de nos têtes en train de manger des noix en les décortiquant avec ses pattes.
Sur la route du retour nous croiserons d’autres volatiles colorés bien que plus petits perchés sur des palmiers de différentes formes.
De retour au village, les enfants pêchent à la ligne sans canne et nous nous couchons avec le bonheur simple du contact d’une nature préservée. Puisse l’expédition du lendemain dans le Corcovado nous apporter les mêmes rencontres authentiques.
Jeudi 21 février : Le Corcovado, un joyau mal montré
Notre excursion commence de la plage de Bahia Drake pour rejoindre par l’océan Atlantique, l’entrée du parc Corcovado qui se trouve à une vingtaine de kilomètres à vol de pélicans. Le hors-bord surfe sur les vagues mais nos fesses jouent du tam-tam alors que le paysage côtier dévoile ses charmes sous nos yeux.
Première déception, plusieurs excursions d’une dizaine de touristes se succèdent sur ce même créneau très matinal alors pour la discrétion c’est raté de même que l’intimité avec la nature. Cela permet à notre ‘‘guide’’ de nous montrer les animaux repérés par ces prédécesseurs un peu plus observateurs que lui : singes et paresseux sont donc au programme.
Nous observons seuls dans notre coin une sauterelle géante, invisible aux yeux de notre expert, lorsqu’un garde du parc national vient placer une rubalise indiquant la présence d’un tapir qu’il faut éviter de déranger. Nous apercevons donc la silhouette masquée par la densité de la forêt du cousin du rhinocéros avant de poursuivre notre exploration.
Isolés des autres groupes, cela devient compliqué à notre accompagnateur de nous montrer autre chose que des lézards qu’il s’efforce à attraper, quitte à leur couper la queue au passage. Navrant, tout comme la piste d’atterrissage pour les riches touristes qui éventre le site.
Heureusement, certains animaux ont le bon goût de ne pas se déplacer beaucoup, nous offrant le plaisir de les découvrir : chauve souris, orbe dorée, papillons multicolore nous enchante au milieu d’arbres à épine. Tous les moyens sont bons pour survivre dans la jungle.
Nous finissons par rejoindre la côte Pacifique, où une diversité d’oiseaux impressionnante chasse et pêche pour se nourrir, des martin-pêcheur en passant par les aigles et les vautours.
Nous tombons également sur un os, un gros, puisque des crabes se faufilent entre un squelette de baleine échoué. Une seule de ses vertèbres fait la taille de mon torse ! Plus qu’impressionnant, géant.
Nous retournons sous la canopée nous abriter du soleil et en apprendre un peu plus sur les insectes qui vivent par millions dans cet univers : thermites, fourmis, abeilles, toutes fabriquent leur colonie comme de véritables empires sociétés en collectant les matières premières à leur disposition, en s’appuyant sur une hiérarchie sociale stricte et la conquête d’un territoire en perpétuelle expansion.
Les oiseaux observent le manège pour se délecter des égarés tandis que d’autres habitants des bois ont bien trop chaud pour faire autre chose que la sieste. Tout comme le varan que l’on a dérangé faute de l’avoir vu mélangé dans les feuilles et qui nous a filé entre les pattes.
Après avoir vus un dernier invité surprise (agouti), nous rembarquons à 12h pour aller déjeuner sur une belle plage où la table a été dressée avec un pique-nique sucré-salé à l’ombre des palmiers.
La route du retour avec le soleil au zénith nous offre de beaux panoramas sur les falaises recouvertes de vert qui plongent dans les eaux turquoise.
Le plus bel endroit reste l’îlot qui fait face à la côte Pacifique avec l’arche qui le relie au continent et sa colonie d’oiseaux marins. Si on enlève les odeurs, voilà une propriété qui ne manque pas de cachet !
De retour à Bahia, malgré la beauté des lieux nous avons l’impression d’être passés à côté de quelque chose à cause du manque de professionnalisme des agences touristiques locales. Si on peut comprendre que le parc soit interdit d’accès aux touristes sans un guide officiel encore faut-il que cela soit gage d’un respect de la nature et non à survendre une prestation plus que moyenne dans un des endroits les plus riches en biodiversité du monde.
Vendredi 22 février : Retour vers le monde civilisé ? San José
Nous quittons à regret la baie paradisiaque et pleine de vie sauvage de Bahia Drake en rembarquant dans le même bateau-taxi que deux jours auparavant pour rejoindre le port de Sierpe.
Deux autres bus plus tard et 7h de trajet et nous voilà rendu à San José, la capitale du Costa-Rica. Peut-être parce que nous étions sur le qui-vive, avions vus des barbelés sur toutes les maisons depuis notre entrée dans l’agglomération et beaucoup de personnes plus que démunis, mais nous avons très peu goûté à notre retour à la civilisation.
A dire vrai nous avons fait un rapide tour du centre-ville pour voir les principaux monuments recensés comme attractifs mais force est de constater que le pays est aussi riche en beauté naturelle que pauvre en patrimoine historique et culturel.
Bref, une demi-journée fut bien suffisante d’autant que trouver notre guest house fut un parcours du combattant !
Samedi 23 février : Go Home
Et voilà : San-José – Paris via Toronto pour finir et nous serons de retour, enchantés mais fatigués ! Un peu affamés aussi devant la piètre prestation d’Air Canada qui nous a à peine nourri malgré deux vols longs courriers… une première pour nous.
Que dire pour conclure sinon que notre séjour au Costa Rica a tenu toutes ses promesses en nous offrant une immersion comme rarement auprès de la vie sauvage. A travers ses nombreuses forêts préservées, la gentillesse des locaux en province, sa faune omniprésente ou encore ses plages de palmiers et ses infrastructures touristiques de qualité, le Costa Rica apparait comme un paradis pour les amateurs de nature et de farniente. Nous avons adoré et j’espère vous avoir donné un peu de cette magie travers ce blog. Bon voyage à vous !
Coucou les voyageurs.
Comme toujours vous venez de nous faire visiter un très beau pays.
Belle nature chargée en faune et flore.
Jérémy tu es tout petit par rapport aux bambous.
Maintenant nous attendons un nouveau blog, Sachant que vous êtes déjà en aventure dans un autre pays.
Gros bisous à vous deux.
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Un nouveau pays très nature et aux magnifiques couleurs à inscrire à votre palmarès déjà bien fourni, en attendant la suite de l’Afrique du Sud.
A bientôt dans ce nouveau périple.
Bisous
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