Tous les voyages mêmes les plus beaux s’achèvent, toutes les aventures mêmes les plus longues reviennent à leur point de départ…C’est de cela qu’il s’agit ici avec Johannesbourg puis Paris en ligne de mire non sans quelques derniers instants très émouvants et sensations fortes…Venez assister au clap de fin !
Lundi 26 août : La fin d’une belle aventure humaine
Avec la force de l’habitude, les tentes furent repliées et rangées en peu de temps ce matin nous laissant le temps de profiter de l’ascension du soleil sur l’autre rive de la rivière. Et tandis que les dernières braises de notre feu camp s’éteignaient nous nous sommes repartis à bord de notre fidèle camion qui se révéla particulièrement pratique pour tous les besoins d’une expédition en autonomie : réservoir d’eau, casier privé, bac à nourriture, gazinière, coffre à matériel, chargeur.
La bête à fait son office malgré une apparence rustique.
Après un dernier arrêt au Bostwana, le temps d’acheter une petite carte postale et de croiser des oies dans une supérette et nous étions revenus en Afrique du sud.
Nous n’étions pas les seuls à vouloir franchir la frontière, une armée de mangouste éprouvaient la solidité des grillages pour passer en douce dans le plus riche pays d’Afrique comme avant eux 5 millions de migrants qui causent régulièrement des poussées de xénophobie violente dans un pays ou le taux de chômage concerne plus d’un quart de la population.
Pour nous 400 km nous attendaient jusqu’à Johannesbourg, notre point d’arrivée qui bouclait une expédition de plus de 7000 km à travers les paysages variés de quatre pays de l’Afrique australe pour une aventures aux univers bien plus nombreux des sables du désert aux eaux de l’Okavango, des vagues de la côte des squelettes aux pans de sels. Pas fâchés d’arriver tout de même après deux longues journées de routes.
Les embouteillages nous ramènent à la réalité de l’univers moderne de Johannesbourg mais n’empêche pas d’émouvants adieux avec notre groupe chaleureux et nos guides formidables.
Mardi 27 août : Le repos des guerriers
Si une belle aventure à pris fin, nous sommes exténués par ce parcours aux multiples facettes : l’orange river en canoë, les profondeurs du canyon de fish river, les dunes de sables monstrueuses de Sossuvlei, en passant par le désert du Namib, la cité coloniale de Swakopmund, les frissons de la côte des squelettes, le sanctuaire du delta de l’Okavango, la richesse des parcs nationaux à Etosha, Hwange, Chobe sans oublier les faces à face inoubliables avec les Tswana, les éléphants, les rhinocéros, les otaries…Bref nous avons fait le plein d’mages, de souvenirs et de rencontres…

Voila pourquoi aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, la journée est consacrée au repos ! Deux petites ballades seulement pour aller prendre un petit déjeuner succulent le matin et s’aérer l’après midi dans le quartier de Melville.
Mercredi 28 août : Les montagnes russes de Gold reef City
Pour notre dernière journée sur le sol africain, on a prévu des sensations fortes sans trop d’efforts puisque un taxi nous conduit au parc d’attraction de Gold reef city qui comme son nom l’indique a pour thématique la ruée vers l’or qui a créé la ville il y a un siècle et demi.
Au milieu des montagnes russes et autres bouées nous avons donc droit à un décor de conquête de l’ouest mais sans les indiens.
Les trains sont particulièrement nombreux, le chemin de fer ayant joué un rôle primordial pour exporter toutes ses richesses depuis l’intérieur des terres jusqu’au Cap.
Etant arrivés à l’ouverture durant un jour de semaine, le parc ne connait pas une folle affluence ce qui nous permet d’enchainer les attractions à vitesse grand V et de nous mettre les idées à l’envers. Nous reprenons donc nos esprits dans le bourg reconstitué comme au début du XXe siècle.
Avant d’enchainer par des manèges particulièrement toniques !
Un petit arrêt au fast food et nous découvrons une mini-ferme locale, soit avec un peu d’exotisme au milieu des lapins nains et chèvres traditionnelles.
Nous arrivons maintenant au cœur de la zone du parc consacrée à l’activité minière proprement dite qui offre une véritable immersion.
Un petit tour de grande roue nous permet de prendre de la hauteur pour admirer les attractions phares du domaine…
…et au-delà l’agglomération de Jo’burg qui d’en haut ressemble à une mégalopole occidentale classique.
Un petit tour dans le quartier du chevalement nous immerge pleinement dans l’ambiance…
…retranscrite fidèlement dans la reconstitution fidèle d’un ancien quartier d’habitation jusqu’à la salle de classe qui nous rappelle que demain c’est la rentrée et qu’on a un avion à prendre !
Une dernière frayeur nous attend lorsque notre chauffeur zimbabwéen s’égare en voulant nous conduire à l’aéroport. Heureusement il a de la ressource et du culot puisqu’il demande à la police de nous escorter pour lui indiquer le chemin !!! Ce que la patrouille fait de bonne grâce ! Ouf, tout est bien qui finit bien malgré une énorme montée d’adrénaline pour conclure deux mois fascinants sur le continent africain !