Après 5 jours de safari époustouflants, il est temps de passer à l’étape suivante en ralliant un royaume hors du temps : le Swaziland qui par ses paysages mais surtout sa société traditionnelle, la monarchie absolue y a toujours cours, promet un dépaysement total. Bienvenue en terre inconnue au Swaziland !
Mardi 16 juillet : Découverte d’un pays hors du temps : le Swaziland
Avant de quitter définitivement le Kruger et pour faire durer le plaisir nous participons à une dernière excursion guidée au petit matin. Bien que chaudement équipés, après avoir tirés les leçons des précédentes sorties de nuit, nous sommes glacés par la nuit africaine.
Dans la pénombre, mais surtout après le lever du soleil, nous disons au revoir à tous les grands herbivores que nous avons rencontrés tout au long des cinq jours précédents : girafes, gnous, buffles, zèbres, impalas, koudous sont tous venus à la croisée de nos chemins.
Bien que nous avons également pu apercevoir une outarde kori et un aigle en chasse, nous repartons sans avoir vu le big five (les 5 grands animaux les plus dangereux de la savane) car si nous avons vu des dizaines de fois éléphants et buffles, 6 fois des lions et à 2 reprises des léopards, aucun rhinocéros à se mettre sous la dent. Nous avons toutefois vu la brigade anti-braconnage se poser en hélicoptère près de la dernière victime pour relever des indices. Vendu près de 20 000$ le kilo sur les marchés chinois, la corne, aux propriétés médicinales supposées, alimente un trafic intense et meurtrier autour des rhinocéros, qui menace à court terme la survie de l’espèce.
En remontant la dernière grande ligne droite avant la sortie du parc, une girafe vient nous faire ses adieux en passant sa bouche pleine d’acacia par-dessus l’arbre !
Allez cette fois c’est parti, direction le Swaziland, notre prochaine destination. Situé à seulement 50 km du Kruger, ce petit pays enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique représente toutefois un monde à part même si des points communs émergent avec l’Afrique du Sud à commencer par les nombreux incendies contrôlés pour favoriser la repousse des jeunes plants mais aussi prévenir des feux incontrôlables.
Après un passage rapide et sans encombre à la frontière, nous découvrons un pays très vallonné et faisons la route en compagnie d’animaux beaucoup moins exotique puisque Julie doit slalomer entre nid de poule, dos d’âne, chèvres sur la route et vaches sur les bas côtés. Un vrai rodéo.
Nous rencontrons peu de circulation mais celle croisée roule à tombeau ouvert au milieu de champs le plus souvent en friche ou en feu. De nombreuses petites maisons sont parsemées dans cet univers champêtre où la principale industrie d’exportation semble être le bois. Ainsi nous avons croisé de nombreux camions de planches et de troncs mais aussi des forêts d’arbres alignés.
Après cette folle chevauchée sur les routes du Swaziland, encore dirigé par un monarque absolu, nous posons nos valises chez l’habitant après avoir eu quelques difficultés à le trouver.
Nous ressortons visiter le centre touristique de la vallée centrale où quelques boutiques souvenirs et un restaurant servent de point de rendez-vous aux touristes aventurés dans ce monde perdu.
Mercredi 17 juillet : L’odyssée au Mlilwane Wildlife Sanctuary
Pour découvrir plus en profondeur le Swaziland, nous avons réservé une nuit supplémentaire dans un des principaux sites touristiques du pays à savoir le Mlilwane Wildlife Sanctuary. Arrivés une demi-heure après son horaire d’ouverture, les hôtesses d’accueil arrivent tout juste à pied, font le ménage dans la cabane en bois puis se battent avec la caisse enregistreuse avant de nous vendre le billet d’entrée : une odyssée dès l’entrée !
Nous commençons à découvrir le site sur une piste de terre battue bientôt transformée en chemin de pierres puis en côte rocheuse ce qui nous incite à faire demi-tour avec notre Clio. Si la route est difficilement praticable, les paysages sont charmants et les animaux omniprésents.
Les damalisques à front blanc sont les antilopes les plus nombreuses et les moins peureuses avec les impalas mais nous croisons aussi des zèbres et une multitude de phacochères emblème du parc.
Toutefois, la palme de la plus belle créature revient à l’antilope roanne qui avec ses grandes oreilles ses yeux cerclés de blanc, son visage grimé de noir possède une bouille de dessin animé.
Finalement nous allons garer la voiture au village pour profiter du cadre en randonnant. En effet, l’attrait majeur de cette réserve est de ne posséder aucun des big five ce qui permet de s’y promener librement sans rester confiner dans sa voiture. Nous nous élançons donc sur l’hippo trail qui fait un large tour pour mener à deux bassins, coup de cœur à hippopotames.
Les broussailles et les palmes constituent l’essentiel de notre décor sur la première partie du chemin en compagnie de petits lacs plein de moustiques, les premiers croisés durant ce voyage, avantage d’être en hiver dans l’hémisphère austral.
Nous rejoignons des coteaux de grès rouge où nous prenons de l’altitude et où nous nous perdons au milieu de végétation calcinée. Nous sommes finalement contraints de trouver le bon itinéraire car le sentier devient impraticable à cause de la boue.
Nous rebroussons donc chemin pour aboutir dans une forêt pleine d’oiseaux chanteurs qui nichent dans les parois de terre. Je vous laisse imaginer leur nombre à travers la multitude des nids.
Enfin, nous débouchons sur le premier bassin aux superbes couleurs mais sans aucun signe de vie d’un hippopotame. Le paysage de vert et d’ocre offre une belle compensation.
Surtout d’autres animaux avec beaucoup de dents ont envahi les lieux : les crocodiles. On poursuit notre randonnée qui nous amène à quelques mètres des immenses sauriens : frissons garantis alors on les caresse dans le sens des écailles pendant qu’ils rechargent leur batterie au soleil. En effet en tant qu’animal à sang froid, ils ont besoin de rester de longues heures à la chaleur pour se réchauffer et pouvoir ensuite être actif lors de chasses sous forme d’embuscades.
Après avoir admirés ces monstres, nous reprenons notre route au milieu d’un paysage qui l’espace de quelques instants nous rappelle la Beauce et ses champs de blé ! Toutefois les parcelles calcinées nous ramènent à la réalité africaine.
D’ailleurs arrivés près du camp, des zèbres sont à l’ouvrage pour avaler les plus jeunes pousses qu’ils peuvent couper même très près du sol grâce à leur lèvres préhensible : avantage indéniable sur les autres grands herbivores qu’ils côtoient. Les phacochères ont eux leur propre parade : ils se mettent à genoux en pliant les pattes de devant pour être au plus près du sol. Marrant.
Le déjeuner avalé nous repartons randonner en plein soleil alors que les singes nous observent à l’ombre des arbres déambuler sans raison apparente au soleil. En effet le chemin nous conduit au cœur de vastes champs en friche sur un terroir vallonné apprécié des zèbres, des gnous mais aussi des nyalas.
Bien que la chaleur nous écrase, l’ambiance champêtre et la proximité avec les animaux sans la barrière de la voiture nous offrent un moment très agréable et paisible.
De retour au camp nous prenons possession de notre cabane de Davy Crocket version safari entouré des nombreux animaux qui vadrouillent dans le parc : antilope, singe, pintade.
Pour conclure la journée et espérer apercevoir quelques uns des 26 hippopotames qui ont élu domicile dans la réserve nous retournons aux bassins mais seuls les oiseaux et les crocodiles ont investis les lieux.
Tant pis on profite du soleil couchant sur ce lieu décidément hors de la folie du monde moderne.
Allez un petit resto et au dodo car demain nous reprenons la route.
Jeudi 18 juillet : Du pays des Swazis au pays des Zoulous
Lorsque nous sortons de notre cabane au petit matin, le feu de camp fume encore mais la nuit a laissé le champ libre aux animaux qui ont ratissé toute la nourriture qui pouvait s’y trouver.
Nous disons au revoir à tout ce petit monde et plus largement à celui du Swaziland puisqu’ après avoir traversés la petite folie douce des embouteillages de l’agglomération de la capitale (100 000 habitants tout de même à Mbabane) nous retrouvons nid de poule, vache en goguette et dos d’âne au milieu d’un paysage agro-pastorale parsemé de maisons éparpillées sur les moyennes montagnes du pays.
La frontière traversée de façon express comme à l’aller et nous voilà de retour en Afrique du Sud mais au sud-ouest dans la région du Kwazulu-Natal (association du nom traditionnel du royaume zoulou et de la dénomination coloniale de la zone).
Nous rejoignons les deux premiers parcs nationaux du pays dont le nom ne s’invente pas Hluhluwe-iMfolozi. Deux éléments le différencient fortement du Kruger et nous impressionnent, les importantes collines qui donnent un relief prononcé au parc et la grande importance des superficies brûlées tout autour du nous. De ce fait, on a du mal à imaginer les éléphants monter et descendre toute la journée ces collines et plus encore les herbivore déambuler dans ces paysages désolés.

Et pourtant nous tombons d’abord sur un phacochère en maraude puis surprise ! après à peine un quart d’heure dans le parc, un superbe lion en train de faire la sieste à une dizaine de mètres du bord de la route.
Le gros chat nous entend arriver, relève la tête puis se rendort déçu sans doute que nous ne soyons pas des antilopes. Il doit surement en rêver d’ailleurs car il se roule comme un pacha sur le sol fidèle à sa réputation d’animal fainéant. En tout cas, il semble bien profiter et nous de même de la scène.
Nous laissons le lion à ses songes et reprenons notre pérégrination enthousiasmés. Toutefois les 10 kilomètres suivant nous révèleront que deux âmes en peine : un nyala et un zèbre.
Nous prenons donc possession de notre rondavel au milieu des singes curieux pour que notre chauffeur se repose et laisser ainsi passer les heures les plus chaudes de la journée peu propice à l’observation de la faune.
Alors que le soleil commence à décliner, nous reprenons la route pour un safari au soleil couchant. Malgré nos yeux affutés par plusieurs jours d’observation dans le Kruger, nous ne repérons que quelques phacochères en goguette, des impalas et un éléphant à une défense. La faune semble plus rare que dans le Kruger mais peut aussi plus facilement se camoufler du fait du relief et des buissons qui bordent beaucoup de portions de la route.
Reste les magnifiques paysages éclairés par le sunset mais il faudra encore retenter notre chance le lendemain pour essayer d’admirer ce qui fait la fierté des deux parcs : les rhinocéros que la réserve à sauver de l’extinction !
Les safari comme ca c’est le top.
Le lion reveur ressemble à mon chien quand il s’allonge sur le lit 😜😜😜
Bonne route
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Encore de bien belles images Sud africaines.
Mignonnes et Jolies les cahutes pour le repos des guerriers!
Attention! Danger quand tu caresses le croco!
Bises.
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Belles vues africaine sur cet épisode.
Bisous.
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